L’installation de détecteurs de fumée est devenue obligatoire dans les lieux d’habitations depuis 2010. En effet, la loi du 9 mars 2010 impose que tous les logements doivent être équipés d’un détecteur de fumée ou plus précisément d’un détecteur autonome avertisseur de fumée (DAAF). Cet appareil est connu comme étant un dispositif de sécurité servant à alerter les résidents d’une maison d’un début d’incendie. Force est de constater que de nombreuses personnes ne savent pas comment cet équipement de sécurité fonctionne exactement. C’est pourquoi, nous allons vous présenter dans cet article le fonctionnement d’un DAAF.

Généralité sur le mode de fonctionnement d’un détecteur de fumées

Le détecteur de fumée est un équipement conçu pour détecter les signes avant-coureurs d’un départ de feu et puis de donner l’alerte. Notez que les incendies commencent d’abord par des fumées qui sont autant meurtrières que les flammes eux-mêmes. Environ 80 % des décès lors des incendies sont causés par l’inhalation des fumées. C’est pour cette raison que les détecteurs de fumées sont conçus pour repérer la présence de fumée dans l’atmosphère au sein d’une habitation. Ils sont notamment dotés d’un capteur qui est en mesure de détecter la présence de fumée dans l’air. À chaque fois que le capteur du DAAF capte de la fumée, le détecteur déclenche l’alarme qui peut prend souvent la forme d’un signal sonore (une sirène). Certains détecteurs peuvent aussi émettre en même temps qu’un signal sonore, des signaux lumineux (pour les malentendants ou les sourds). En tout cas, cette alerte donnée par le « détecteur avertisseur » permet d’avertir les résidents d’une maison qu’un incendie est en cours. Cela leur permettra de maîtriser à temps l’incendie ou sinon d’évacuer les lieux et d’appeler les secours.

En tant qu’appareil électrique, les détecteurs de fumée sont alimentés par des piles alcalines. Ils ne dépendent pas du courant du secteur d’où justement leur dénomination de détecteur « autonome » de fumée. La plupart des DAAF sont programmés pour émettre des bips sonores ou lumineux lorsque ses piles sont à plat. Vous serez ainsi en mesure de remplacer à temps les piles pour garantir le fonctionnement continu de cet appareil de sécurité.

Plusieurs technologies de détection de fumées possible

De manière basique, le capteur du détecteur de fumée détecte la trace de fumée dans l’air. Néanmoins, il faut préciser qu’il existe différentes technologies utilisées par ces capteurs pour pouvoir détecter les signes de débuts d’incendie au sein un espace donné.

Généralement, ces capteurs recourent à la détection d’optique. C’est un système reposant sur une cellule photo-électrique et une diode électroluminescente. Ladite diode envoie un signal lumineux à la cellule photo-électrique et ce dernier va contrôler le signal émis. Ce signal sera perturbé dès l’instant où l’air se charge de fumée et s’introduit dans l’espace qui sépare la diode de la cellule. Dans ce cas, le détecteur se mettra à déclencher l’alarme.

D’autres modèles de DAAF émettent un courant électrique de faible intensité circulant entre deux électrodes. Ici aussi, la fumée présente dans l’air causera la perturbation du signal et déclenchera les signaux d’alerte.